17 avril - 26 mai 2012
Vernissage le vendredi 4 mai à 18h30
Un mois après avoir été convié par la Pietragalla Compagnie à se joindre aux “Diables Verts” pour un spectacle à l’Espace Cardin à Paris, Marcel Bataillard installe ses oeuvres à l’Espace à débattre à Nice.
A l’invitation de Ben, approfondissant son exploration d’une cécité volontaire et les expérimentations et associations d’idées qui en découlent, il présente ici de récentes peintures réalisées à l’aveugle, sur papier comme sur toile.
De colorés et voyants portraits de Narcisse, Méduse et autres figures mythologiques y côtoient de sombres saints suaires et de mystérieux blancs Mat. Laissant la part belle au hasard et au regardeur, ces figures sont une invitation à s’occuper de ce qui nous regarde.
Né en 1967, Marcel Bataillard vit et travaille entre Nice, Calvi et Arles.
Sa démarche questionne l’image - sa vérité et sa véracité en tant que signe, trace, souvenir, témoignage, preuve -, ainsi que l’histoire et la mémoire - avec ou sans majuscules. En 1993, sur la base des concepts d’immortalité et d’identité, il devient le peintre aveugle.
“Il n’y a qu’un problème artistique vraiment sérieux, c’est l’immortalité. Voilà la vérité. Et la vérité crève les yeux... Le bon peintre est le peintre aveugle.”
Il développe alors une pratique artistique centrée sur un aveuglement simulé, dessinant et peignant les yeux fermés et donnant naissance à des oeuvres où l’aléatoire, l’absurde, le jeu, la virtuosité et l’expérimentation ont toute leur place.

Méduse, encre et eau sur papier Crédit photo : François Fernandez
"Voilà un artiste qui fait mine de ne rien voir et qui voit tout. Certains croient que
tout ce que Bataillard fait c’est peindre des traits noirs les yeux fermés sur une feuille blanche. C’est beaucoup plus que ça. Parfois Bataillard c’est le prêtre Zen
qui tire une flèche les yeux fermés et qui atteint son objectif, en l’occurrence
le centre de l’art."
Ben 2009












