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La Station
Halle sud du chantier Sang neuf
89 route de Turin 06300 Nice - 04 93 56 99 57
www.lastation.org / starter@lastation.org
La Station offre une plateforme expérimentale au sein de laquelle les artistes émergents trouvent des conditions favorables pour initier des projets et participer au développement, à la promotion et à la diffusion de leurs activités. Cette dynamique initiée à Nice en 1996 permet l’éclosion de recherches dans des conditions réelles et professionnelles d’exposition ou de production. A l’origine installée dans les murs d’une ancienne station-service située au 26 boulevard Gambetta à Nice, et dont elle tire son nom, La Station, s’est déplacée selon les réalités des lieux qui l’ont hébergée. C’est dans une volonté de proposer un maillon supplémentaire reliant au plus près les artistes, les institutions, les centres d’art, les galeries et le public que La Station trouve sa pertinence, en tentant d’apporter une valeur ajoutée à un panorama culturel existant. Outre sa programmation Intra-muros, La Station a acquis au fil des années une audience nationale et européenne grâce à des expositions organisées dans diverses villes à l’étranger. La Station, Hors-les-murs, construit ses projets à partir du travail des artistes qui la composent et de leurs pratiques artistiques particulières remises en perspective dans le contexte d’une exposition collective et aborde ainsi l’ensemble dans une unité de lieu, de temps et d’espace.


WITH LOVE, FROM TOULON
du 4 mai au 15 juin 2013
vernissage : le samedi 04 mai 2013 à partir de 18h
à l'occasion des Visiteurs du Soir avec performances

La Station invite les artistes du Petit Lieu de l’Art Contemporain !

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Le P.L.A.C. est une structure associative créée en janvier 2012 par 5 artistes qui s’inscrit dans la vie culturelle toulonnaise en proposant une visibilité aux artistes contemporains. Ses actions (résidence, exposition, galerie virtuelle) contribuent au renouveau de la scène artistique Toulonnaise.

Aujourd’hui elle compte 7 membres actifs, tous engagés dans une pratique artistique : William Bruet, Anaïs Dormoy, Sophie Pellegrino, Renaud Piermarioli, Gregory Ricoux, Julie Talarmin et Jérémie Vernet.

Á travers cette exposition, l’intention est d’accompagner la dynamique créative. Pour opérer, rester actif, le déplacement d’attention est considéré comme nécessaire : la concentration de l’artiste n’est pas portée sur le lieu accueillant, mais sur son propre moteur, son générateur.

Ce qui pourrait se montrer comme un échantillonnage est à concevoir comme une invitation, une « carte postale » :

« With love, from Toulon » ne présente pas la volonté de sortir, mais bien de rentrer dans le « cliché » ; y voir un paysage dédié à ce (ceux) qui participe(nt) à sa composition. Alors, nous nous voyons accepter l’idée que sur un même horizon, nous découvrions différents points de vue… « Pour voir, il faut regarder à côté » (J.L Godard)

 

Anaïs Dormoy

 

Nous vous invitons à retrouver la page de chaque artiste sur notre site internet, www.leplac.fr



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L'HALLALI
Joanna Rajkowska et Rémi Voche
du 27 avril au 15 juin 2013

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La Station a choisi pour cette exposition de confronter une série photographique de Joanna Rajkowska (Last summer in Obersalzberg) et une sélection de photographies de Rémi Voche, dont le motif commun semble être le corps en dialogue avec la nature. Les artistes se mettent en scène dans une attitude toute animale : nus, dans un rapport direct avec la flore environnante, ils semblent appréhender le monde à leur échelle propre.

Le titre, L’Hallali, nous renvoie à une certaine vulnérabilité : éprouvé, le corps souffre, lutte, se contorsionne, domine puis capitule, tout comme celui de la bête blessée, entouré de chasseurs sonnant son trépas prochain. Loin d’une image médiatique et stéréotypée, Joanna Rajkowska et Rémi Voche transmettent par leurs pratiques une certaine idée du monde, un rapport cru, sensible et certainement honnête aux choses. Leurs compositions photographiques, dans lesquelles l’esthétique et le cadrage jouent un rôle important, sous-tendraient une narration ontologique invoquant une mémoire universelle.

Tous deux performeurs et photographes, Joanna Rajkowska et Rémi Voche présentent pour cette exposition des images qui, en apparence, sont semblables. Ils ont pourtant des parti pris et des motivations très éloignées l’un de l’autre : la première questionne les changements perceptifs qu’ont subi l’art et sa fonction sociale depuis les années 1990 dans les pays d’Europe de l’Est ; tandis que le second construit au gré des rencontres avec son environnement immédiat une pratique instinctive, voire incontrôlable, autour de son propre corps.

Point de rencontre visuel entre ces deux pratiques, L’hallali se veut donc être le point de départ d’une réflexion problématisant la typologie de l’image. Comment deux pratiques différentes peuvent-elles générer des images semblant répondre aux mêmes préceptes – et pourquoi ?  Ouvrant le champ de la réflexion au delà de l’image du corps, L’hallali pose la question du discours artistique ou peut-être, tout simplement, de notre capacité critique.

À propos de Joanna Rajkowska :

http://www.rajkowska.com/

http://www.zak-branicka.com/artists.php?artistsid=43

Née en 1968 à Bydgoszcz (Pologne), Joanna Rajkowska vit et travaille à Londres.

Au travers de ses œuvres (films, installations, écrits, dessins, actions éphémères, interventions dans l’espace public), elle questionne les changements perceptifs qu’ont subi l’art et sa fonction sociale depuis les années 1990 dans les pays d’Europe de l’Est. Pour L’hallali, Joanna Rajkowska a choisi de montrer une série photographique réalisée en Allemagne en 2011 : Last Summer in Obersalzberg.

Last Summer in Obersalzberg est une série photographique prise dans les bois entourant Berghof, la résidence d’été d’Adolf Hitler et de sa compagne Eva Braun. La bâtisse n’existe plus aujourd’hui : endommagée par les bombardiers anglais en 1945, elle fut vandalisée par les alliés après le départ des SS, qui prirent le soin de l’incendier avant leur fuite. En 1952 le gouvernement fédéral allemand dynamita les restes de la résidence afin d’éviter tout pèlerinage de nostalgiques du IIIe Reich. Les quelques ruines restantes ont peu à peu été nettoyées entre les années 1990 et 2000.

Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, les arbres ont poussé et il est presque impossible de trouver quelques traces de ce qui fut le refuge d’Adolf Hitler.

Cette série réactive la sombre charge historique de ce lieu, Berghof, hier propriété du Fürher, aujourd’hui forêt magnifique. On y voit des corps nus se mêlant à la végétation : seules les parties génitales sont mises en valeur, les visages n’apparaissent pas, la part belle est laissée à une nature boisée et luxuriante. Le corps humain apparaît ici vulnérable, sans défense, dépersonnalisé, comme un élément de cette forêt, au même titre que les arbres, les champignons qui l’entourent. Perçus comme des objets sans valeur propre, les organes sexuels sont dans cette série photographique traités de la même manière que dans la pornographie.En la rapprochant de la représentation pornographique, Last summer in Obersalzerg questionne ici l’icônographie du « devoir de mémoire ».

L’artiste montrera également un film, Born in Berlin, (2012) dans lequel elle met en relation la naissance de son enfant avec le passé de Berlin, confrontant ainsi la vie et la mort.

À propos de Rémi Voche :

http://www.remivoche.com/

http://rimedevue.tumblr.com/

Né en 1983 et diplômé en 2012 des Beaux-Arts de Nice, Rémi Voche est un artiste nomade : originaire de Paris il parcourt le monde et construit sa pratique au gré des rencontres avec la nature et l’urbanisme qui l’entoure. La photographie, la performance et la vidéo sont ses 3 mediums de prédilection : il travaille de manière instinctive avec pour matière première son propre corps.

Comme le dit justement Patrice Blouin, « Rémi Voche […] reste avant tout un coureur de fond. Sa physiologie artistique tient toute entière dans un rythme, un une-deux, maintenu plus longtemps que la moyenne et, selon ses proches, presque indéfiniment. Au principe de ce mouvement perpétuel, s’exerce une règle simple : tout ce qui l’entoure, le traverse et l’électrise. Il réagit aux images du monde comme un panneau voltaïque ou une cellule de chlorophylle. [1]» Son corps est donc au centre de son travail comme moyen d’épuisement de soi, et non comme objet de culte.

Pour L’hallali, il a choisi cinq photographies réalisées en 2012 et 2013 : Homme tronc, Tropical Maladie, Vue sur Nature, Feu de Croisement et Figure de Prou.


[1] Patrice Blouin, Tentative de Localisation d’un Rythme sans âge, 2012.

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