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L’ATELIER SOARDI
8, rue Désiré Nice 06000 Nice
+33 (0)4 93 62 32 03
info@soardi.fr / www.soardi.fr
Depuis 1974, L’Atelier Soardi met au service des amateurs d’art et des institutions muséales son savoir-faire et sa culture en matière d’encadrement et de conservation préventive des oeuvres d’art.
Parallèlement à cette activité d’encadreur, L’Atelier Soardi expose des artistes contemporains dans un très bel espace de 120 m2, doté d’un éclairage zénithal, qui a fait l’objet d’une restructuration par l’architecte Marc Barani.
Rappelons que le lieu fut, entre 1930 et 1933, l’atelier où Henri Matisse réalisa La Danse, aujourd’hui à la Fondation Barnes (Merion, Pennsylvanie), commande qui devait constituer la première oeuvre monumentale dans le parcours du peintre. L’Atelier Soardi ne se positionne pas comme une galerie classique, au contraire, ses responsables souhaitent établir des relations de connivence avec les artistes qui interviennent la plupart du temps en fonction de l’histoire et l'architecture du lieu et sur la base d’un projet spécifique.
C’est dans cet esprit que L’Atelier Soardi a développé une politique d’exposition fondée sur l’invitation de commissaires.
Ainsi, en 1996, le critique d’art Robert Fleck réalisait une exposition mémorable avec Martin Kippenberger, intitulée « L’Atelier Matisse sous-loué à Spiderman ».
Depuis 2009 l'atelier Soardi invite l'association SOUTH ART à réaliser la programmation d'exposition.

L'ATELIER SOARDI ET SOUTH ART

OLIVIER MOSSET
Second volet du cycle "Se tenir tranquille au mur"
Vernissage le 3 juillet 2010 à 18h
Exposition jusqu'au 18 septembre 2010

Témoin privilégié depuis les années soixante de l’évolution des problématiques artistiques contemporaines, Olivier Mosset se situe parallèlement dans la postérité de la peinture géométrique abstraite. L’attention qu’il porte aux limites de la peinture dans leurs relations de couleurs et de surfaces se double d’un dialogue avec l’histoire de l’art. S’il est connu du public pour avoir fait partie en 1967 de ce mouvement initié par quatre artistes en révolte contre l’institution artistique : Buren, Mosset, Parmentier, Toroni (BMPT), son œuvre ne se résume pas aux fameux « cercles » de cette période. Elle déploie à travers l’abstraction géométrique et le monochrome, une méditation ininterrompue pendant quarante ans sur le devenir de la peinture aujourd’hui. Olivier Mosset, n’a cessé, avec des moyens expressifs réduits au minimum, en évitant soigneusement tout affect, de questionner la peinture. Cela implique, pour mieux la cerner, que le changement d’angle d’attaque soit quasi permanent, la peinture se révélant dans la multiplicité de ses postures, sans cesse éprouvée par les limites même de sa validité. Lorsqu’il déclare laconiquement : « ça fait quand même une peinture », il reconnaît la présence de son sujet bien au-delà de tous les critères greenbergiens. Dans un travail cohérent autour des questions de signature et d’anonymat, de neutralité et de répétition s’inscrivant dans le contexte d’une analyse de la peinture, le parcours de l’artiste est ponctué à la fois d’appropriation et de collaboration, de va-et-vient, d’hommage et de clin d’œil. Olivier Mosset puise l’essence de sa peinture dans sa déconstruction. « Pour moi la peinture est la mise en évidence de l’acte par lui-même ».
Carrés bleu, vert ou rose, monochromes sous verre, jeu d’encadrement et de couleurs, platitude extrême, image de perfection, réalisme de l’œuvre vivant dans le regard du spectateur, pièce unique et élément d’une série, Olivier Mosset s’amuse des présupposés de la définition d’une œuvre d’art.
Personnage charismatique, Olivier Mosset a traversé et troublé aussi bien les minimalistes que les conceptuels par une recherche incessante sur la forme et le fond.

 

Texte écrit à l’occasion de l’exposition Olivier Mosset 25 mai - 3 juillet 2010, Galerie Sollertis, Toulouse.