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Espace A VENDRE
2, rue Vernier 06000 Nice [France]
+33 (0) 6 11 89 24 89 - contact@espace-avendre.com
www.espace-avendre.com

L'Espace A VENDRE ouvre ses portes au 2 rue VERNIER à Nice, le 9 avril 2011.
Après deux premières années rue Assalit puis 4 années passées dans le quartier du port, rue Smolett, c'est dans un espace partagé avec Ben Vautier que l'Espace A VENDRE reprendra sa programmation.
Résolu a poursuivre sa vocation de soutien à la scène artistique émergente locale, nationale et internationale, L'Espace A VENDRE et son initiateur Bertrand Baraudou continueront à mêler les travaux d'artistes soutenus depuis 2004 avec ceux d'artistes invités.
L'Espace A VENDRE prolongé dans le même espace par "l'Espace à débattre" de Ben (Vautier), fera la part belle aux performances, projections, débats et projets spécifiques.
Un nouveau projet qui s'inscrit dans la continuité historique de l'Espace A VENDRE en mettant l'accent sur l'échange, la vie créative et l'énergie crée par une collaboration originale entre un artiste reconnu et une jeune galerie française de nouveau installée à Nice et toujours en action à Paris via Le CABINET dans le quartier du Marais.

JEROME ROBBE COUNTRY TRASH
Artiste invité : THIERRY CHIAPARELLI

Exposition du 17 mars au 15 mai 2012
Vernissage le samedi 17 mai 2012 à p de 18h

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Au travers de son oeuvre, Jérôme Robbe interroge sans trêve les marges et limites du médium pictural au travers d’expérimentations faites de compressions, de miroirs altérés par d’épaisses couches de laques, de vernis et peintures, amis aussi de figures tout juste esquissées et disparaissant déjà.

En 2011, alors que le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de la ville de Nice est rénové, l’artiste décide de récupérer les plaques de marbre de la façade pour les déplacer jusqu’au Musée National Marc Chagall et s’en servir de supports pour
son installation monumentale intitulée a:m/P:M. L’oeuvre, large de quinze mètres et longue de vingt-cinq, est contituée de ces vestiges de marbre englués dans plusieurs milliers de litres de peinture à la façon d’une banquise figée au moment de sa fonte ou de restes d’architectures pétrifiés dans une coulée de lave aux couleurs acidulées.
Par ces gestes de déplacements (les marbres du MAMAC greffés à l’architecture extérieure du Musée Chagall ; le médium pictural que l’on regarde généralement à la verticale, transposé à l’horizontale), Jérôme Robbe se joue et renverse les codes de la peinture qui ne se regarde pas, mais se parcourt, se foule du pied, et de la sculpture qui ne s’érige pas mais s’agglomère, s’étend, se tasse, se casse.

Avec l’exposition Country trash, Robbe réactive cette installation en la déplaçant et la malmenant une nouvelle fois ; ainsi, l’étendue figée faite de peinture et de marbre d’a:m/P:M est détachée, arrachée presque, du sol du Musée Chagall, pour
être ensuite débitée en bandes installées au sein d’un immense dévidoir en acier et vendue « au mètre » dans les locaux de l’Espace A VENDRE.
En migrant une nouvelle fois, l’oeuvre change d’échelle et semble ironiquement revenir vers des modes de montration plus traditionnels, chaque morceau découpé occupant en effet une surface de 1,10 x 1,10 m et étant fixé au mur à l’aide d’oeillères. En vendant presque littéralement sa peinture « au kilomètre », Jérôme Robbe dresse ici une cartographie déconstructive et malléable de la peinture qui passe ici sous silence ses propriétés purement figuratives.


Arrêt sur image

Voilà environ six mois que j’ai entamé une série de portraits dessinés d’après photographies, plus particulièrement des portraits d’amérindiens photographié par Edward Sheriff Curtis, anthropologue social des indiens d’Amérique du nord,
laissant trace d’écrits et de nombreuses photos sur verre, mais aussi d’autres photographes, comme Roland Reed, rattachés au mouvement pictorialiste.
Le pictorialisme est un mouvement de photographes, en vogue à partir de 1885 environ, qui suivit la diffusion d’un nouveau procédé photographique dit «à plaque sèche» ou «gélatino-bromure d’argent».L’enregistrement est obtenu à partir d’une suspension de bromure d’argent dans de la gélatine). Il atteint son apogée au début de XXe siècle puis décline rapidement après la première guerre mondiale.
Le pictorialisme souscrit largement à l’idée selon laquelle l’art photographique doit simuler la peinture et l’eau-forte. Il privilégie l’intervention humaine, manuelle même, dans la création photographique qui, selon les pictorialistes, est la seule à conférer une valeur artistique à une création technique et chimique.
L’idée que certains photographes privilégient l’intervention humaine pour conférer à leurs images une valeur artistique m’a beaucoup intéressé. J’ai ainsi voulu en quelques sortes en accentuer le processus.

Dans la série présentée à l’Espace A VENDRE, le dessin est placé sous verre, la révélation de l’image est lente et rigoureuse, accentué par le cadre blanc (réserve de scotch qui maintient la feuille). Les noirs sont obtenus par succession de couches graphitées, les blancs par réserve du papier, les gris par alternance de coups de crayons et de gommes. Mon papier (300grs) doit pouvoir supporter les coups, les repentirs.
D’une manière plus générale, avec le dessin j’essaie de faire un arrêt sur image, les détails agrandis deviennent abstraits, les flous photographiques sont rejoués, les pertes d’images les accidents, analysés, décortiqués créant ainsi le trouble entre photographie, image photographiée et dessin photo-réaliste, mis en abîme par la vitre entre le spectateur et le dessin.
Ce jeu m’intéresse, comme Chuck Close rejetant tout traitement humaniste, traite les visages comme une carte dont la topographie est uniformément intéressante ou les dessins dit de déprogrammation de Jean Olivier Hucleux.
Aussi, pour finir, je voulais avec ces portraits être le «voleur d’ombre», c’est ainsi, dit-on, que les Indiens d’Amérique du Nord avaient surnommé les premiers photographes qu’ils rencontrèrent.

Thierry Chiapparelli
Février 2012


PROJET DILIGENCE
Emilie Pischedda et Valentin Souquet

Mai - juillet 2012

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Habitat 2004
Vase habitat, miroir sans teint, bois, Néphentes, dimensions variables.



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ESPACE A VENDRE
2, rue Vernier
06000 Nice
T 06 11 89 24 89
Ouvert de 14h à 19h du mardi au samedi et sur rendez-vous
bertrand@espace-avendre.com
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